FRANCILIEN-HEUREUX

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ARGENTEUIL (octobre 2010)

Argenteuil, célèbre pour sa vigne, ses figuiers et ses asperges, possédait le plus grand vignoble de la région parisienne au XIXe siècle. La tour de Billy, dernier des nombreux moulins de la ville, résume l’illustration de ce passé agricole.


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Du fief des bénédictins qui s'étendait des bords de Seine jusqu'au Val-Notre-Dame, il ne reste que la porte du château du Marais. L’hôpital pour « les pauvres malades » est contemporain avant de devenir en 1932 le musée d'histoire locale du Vieil Argenteuil, annexant la chapelle Saint Jean, à l'origine située dans l'enclos de l'abbaye bénédictine.

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En 1863, le pont ferroviaire franchissant la Seine, permet aux parisiens de venir profiter du "bon air". Le Cercle des Voiliers de la Basse Seine s’installe au Petit Gennevilliers. Les régates d’Argenteuil deviennent célèbres et le port des Clippers s’implante sur les quais. Les bateaux des régatiers sillonnent le bassin en compagnie des canotiers que les peintres fixent sur la toile. Lorsque Claude Monet qui habite de 1871 à 1878 près de la gare, et après lui Gustave Caillebotte, peignent Argenteuil depuis la berge, ils cherchent à créer l’art d’un monde qui s’industrialise. La basilique Saint Denis date de cette époque, ainsi que de nombreuses maisons art-déco. L’ancienne mairie, le château Jolly surmonté d'un petit belvédère ou encore cet immeuble orné de bas-relief en céramique dans la rue de Verdun, complètent le patrimoine.

 

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À la veille de 1914, Argenteuil est la première ville industrielle et ouvrière de l’ancienne Seine-et-Oise, comme le rappelle la cité-jardin du Marais ou la Cité Lorraine Dietrich, réalisée par l'usine automobile pour son personnel.

 

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Fortement touchée par la Seconde Guerre mondiale,  la ville est sinistrée à plus de 33 % par les bombardements sur le port de Gennevilliers. La population frôlant les 80.000 habitants en 1961, il devient nécessaire de remodeler la cité. En rupture avec l’urbanisme traditionnel, ces bouleversements accélérés salissent irrémédiablement l’histoire de la commune et son  paysage. Ce n’est pas l’homme du XXe siècle, sculpture monumentale destinée à couronner la façade du centre culture, qui atténuera ce gâchis. Pas plus que la façade joyeusement décorée d’un marchand de farces et attrapes, en haut de la rue de Verdun, proche du passage à niveau.

 

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Au Nord de la commune, de part et d’autre de la voie ferrée, on entre dans le territoire du Val d’Argent qui se répartit entre une importante Z.I. contigüe à Cormeilles en Parisis, des cités tentaculaires dont la tristement célèbre «dalle d’Argenteuil» et une zone de vergers et de friches. Le parc des cerisiers et le cimetière du Val réalisent la jonction entre cet univers concentrationnaire et des lambeaux de campagne.

 

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Plus à l’Est, dans le prolongement du coteau loti de « maisons de cadres », la butte d’Orgemont où trône depuis le 16ᵉ siècle un moulin devenu restaurant gastronomique, offre depuis le parc des buttes du Parisis, un immense panorama sur Paris et sa banlieue. En approchant de la Seine, la cité jardin d’Orgemont aligne ses maisons ouvrières sur 43 hectares autour de l'église Saint Ferdinand, et quasi sous le pont autoroutier de l’A15, on aperçoit une des rares allées couvertes de la région, découverte fortuitement en 1867.

 

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31/03/2020
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